Vous êtes convoqué par la police ou la gendarmerie
Une convocation pour audition est arrivée par courrier ou par téléphone. Voici comment la lire, quels droits la loi vous reconnaît et comment être assisté par un avocat.
Une convocation doit être honorée. Entendu librement comme suspect, vous pouvez partir à tout moment, vous taire et, pour un délit puni d’emprisonnement, venir avec un avocat. Joignez l’avocat tôt, avant la date.
D’abord, lire la convocation
Une convocation au commissariat ou à la gendarmerie n’indique pas toujours le motif. Elle précise en revanche le service, l’adresse, la date et souvent le nom de l’enquêteur. Elle peut vous viser comme témoin, comme victime ou comme personne soupçonnée. Si rien n’est indiqué, vous pouvez appeler le service pour savoir en quelle qualité vous êtes entendu : la réponse change tout pour la suite.
Audition libre ou garde à vue : la différence
| Audition libre | Garde à vue | |
|---|---|---|
| Liberté d’aller et venir | Vous pouvez quitter les locaux à tout moment | Vous êtes retenu sous la contrainte |
| Durée | Pas de durée légale, mais vous pouvez partir | 24 heures, prolongeables une fois de 24 heures |
| Avocat | Possible si l’infraction est un délit puni d’emprisonnement | Possible dès le début, quelle que soit l’infraction |
| Droit de se taire | Oui | Oui |
| Texte | CPP, art. 61-1 | CPP, art. 63 et suivants |
Une audition libre peut se transformer en garde à vue si les enquêteurs l’estiment nécessaire : de nouveaux droits vous sont alors notifiés. Les pages audition libre et garde à vue détaillent chaque régime.
Vos droits en audition libre
Si vous êtes entendu librement comme suspect, l’article 61-1 du code de procédure pénale impose de vous informer, avant l’audition :
- de la qualification, de la date et du lieu présumés de l’infraction ;
- du droit de quitter à tout moment les locaux ;
- du droit d’être assisté par un interprète ;
- du droit de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de vous taire ;
- du droit d’être assisté par un avocat, choisi ou commis d’office, si l’infraction est un crime ou un délit puni d’emprisonnement ;
- de la possibilité de bénéficier de conseils juridiques dans une structure d’accès au droit.
Le droit de se taire est expliqué sans jargon dans l’article garde à vue : le droit de se taire expliqué simplement. Nous n’indiquons jamais quoi répondre : c’est le rôle de l’avocat, au cas par cas.
Préparer la convocation, pas un récit
Avant l’audition, l’essentiel est de joindre un avocat assez tôt pour qu’il soit disponible à la date prévue et qu’il vous reçoive avant. Rassemblez ce qui vous sera utile pour cet échange :
- La convocation elle-mêmeOu, si elle a été orale, le nom du service, la date et le nom de l’enquêteur.
- Votre pièce d’identitéElle vous sera demandée sur place.
- Les documents en votre possessionCourriers, contrats, échanges : apportez-les à l’avocat, pas sur un formulaire en ligne.
- Vos contraintesHoraires de travail, garde d’enfants : l’avocat peut demander un report si nécessaire.
Sur notre formulaire, vous indiquez seulement l’étape (convocation police ou gendarmerie), la date et la ville. Pas les faits : vous en parlerez avec l’avocat, sous le secret professionnel.
Après l’audition
L’enquête suit son cours. Le procureur de la République décide ensuite : classement sans suite, alternative aux poursuites, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, ou convocation devant le tribunal correctionnel. Une amende forfaitaire délictuelle est aussi possible pour certains délits. Le délai entre l’audition et une éventuelle convocation est variable.
Combien coûte l’assistance ?
Les modes de facturation sont présentés sur la page combien coûte un avocat en droit pénal. Si vos revenus sont modestes, voyez l’aide juridictionnelle ; sinon, un avocat commis d’office peut aussi vous assister en audition libre.
Être contacté par un avocat
7 questions, environ 1 minute, sans raconter les faits.
Questions fréquentes
Suis-je obligé de me rendre à une convocation de police ?
Oui. Les personnes convoquées par un officier de police judiciaire sont tenues de comparaître ; à défaut, le procureur peut autoriser l’usage de la contrainte (code de procédure pénale, art. 61 et 78). Si la date pose problème, appelez le service.
Puis-je venir avec un avocat en audition libre ?
Oui, si l’infraction qui vous est reprochée est un crime ou un délit puni d’emprisonnement. L’avocat peut être choisi ou commis d’office (code de procédure pénale, art. 61-1).
Puis-je quitter les locaux pendant une audition libre ?
Oui, c’est l’un des droits qui doivent vous être notifiés. Les enquêteurs peuvent toutefois décider de vous placer en garde à vue si les conditions légales sont réunies.
Faut-il expliquer les faits sur le formulaire de Défense Directe ?
Non, jamais. Le formulaire demande seulement l’étape, la ville, une date éventuelle et un moyen de vous rappeler. Les faits se discutent avec l’avocat.
- Code de procédure pénale, art. 61, 61-1, 63 et 78 : Légifrance
- Code de procédure pénale, art. 63 à 63-4-2, et service-public.gouv.fr, fiche Garde à vue.
- Aide juridictionnelle, plafonds 2026 : service-public.gouv.fr, fiche F18074 ; simulateur : aidejuridictionnelle.justice.fr
Informations générales lues le 04/11/2026. Elles ne remplacent pas l’avis d’un avocat sur votre situation. Défense Directe est un service de mise en relation, pas un cabinet d’avocats.